Mon accouchement

Je préviens à l’avance cet article risque d’être long (oui oui j’en ai des choses à raconter)

Mercredi 24 juin :

8h : J’arrive à la maternité accompagnée de l’homme et de ma cousine (comme l’homme était en période de stage on ne savait pas s’il allait pouvoir rester toute la journée, du coup ma cousine à sauter dans le train pour me tenir compagnie et est arrivé la veille au soir), j’étais à jeun comme c’était prévu d’ailleurs je meurs de faim ! Au passage on c’est perdu, une maternité en travaux bonjour la galère pour se repérer. Une fois arrivée au bon étage on me fait patienter en salle d’attente.

10h : Je vais avec une sage femme dans le bureau d’accueil, c’est la qu’elle me réexplique la procédure, on refait le point sur mon dossier notamment sur mes allergies qu’elle surligne au fluo pour éviter tout problème (bah oui allergie à la bétadine c’est hyper chiant). Elle finit par me réexaminer pour savoir quelle méthode de déclenchement va être utilisé.

10h30 : On m’installe dans une chambre et me place sous monitoring.

11h : Le tampon imbibé de propess est posé, il me branche le monitoring pour 2h minimum pour voir si le produit fait effet.

12h : Je commence à ressentir quelques contractions très légèrement douloureuse.

12h30 : Les contractions commencent à devenir régulière et plus douloureuses.

13h : La sage femme m’enlève le monitoring et me ramène un ballon pour essayer de faire avancer le travail.

13h15 : On m’apporte un plateau repas, sa tombe bien j’avais super faim et après hop je retourne sur le ballon.

17h30 : 30 minutes de monitoring, il y a toujours des contractions sur le tracé et je commence à avoir bien mal en plus je ressens toutes les contractions dans les reins.

18h : Je n’en peux plus d’être enfermer du coup la sage femme me laisse sortir pour aller marcher.

18h30 : Je remonte dans ma chambre, j’ai réussi à faire quelques aller retour devant la maternité mais j’ai trop mal j’avais du mal à marcher, par contre cela ma fait du bien de prendre un peu l’air. Je fais de mon mieux en essayant de bien respirer au moment de la contraction.

20h : Changement d’équipe la sage femme qui prend le relais vient se présenter, elle s’appelle Emilie et si tout va bien c’est elle qui m’accouchera.

20h50 : La sage femme décide de me réexaminer pour voir où j’en suis et la c’est la déception toujours à 1 doigt bien large le col ne bouge pas et pourtant je souffre le martyr, je désespère j’ai l’impression que petite plume n’arrivera jamais.

21h : Comme j’avais faim on m’apporte un repas léger: une petite part de quiche, de la salade verte et une compote de pomme, on me donne également du spasfon et du doliprane pour essayer de me soulager un peu.

21h30 : Les médicaments n’ont pas fait effet, j’ai maintenant des contractions toutes les 3/4 minutes et j’ai tellement mal c’est atroce, j’en ai les larmes aux yeux je ne tiens plus.

22h30 : La sage femme vient faire un nouveau contrôle et la ho miracle je n’y croyais plus, « le col est à 3 vous allez passer en salle d’accouchement, je vais vous chercher ce qu’il faut, je vous laisse aller au toilette si vous voulez et rassembler vos affaires ».

22h45 : La revoilà, elle me prend la température (c’est au moins la 10 ème fois qu’on me la prend depuis ce matin), et c’est parti à poil et on enfile la super tenue : une charlotte sur la tête et une magnifique chemise bleue juste nouée dans le cou et dans le dos et me voilà à traverser le couloir à pied pour aller jusqu’à la salle (heu ouais enfaîte je me promènerais a poil ça serait un peu pareil quoi). L’homme lui est chargé de porter les valises.

23h : Arriver en salle de naissance, je m’installe sur la table. La sage femme nous demande de sortir la tenue pour bébé (pyjama, body, chausson, brassière en laine, gigoteuse et si on a une petite couverture). Et la bien évidemment l’homme ne trouve rien alors que j’avais tout arrangé correctement, il a bien fait rigoler la sage femme et l’auxiliaire d’ailleurs, après une petite explication d’où se trouve la tenue il sort tout (ouf).

23h15 : On me met un cathéter qui m’a fait mal d’ailleurs ils font passer le produit et la c’est le drame : j’ai des sueurs froides, je tremble, je me sens hyper mal. Je lance à l’homme « je ne me sens pas bien, je ne me sens pas bien, je crois que je vais vomir » la sage femme me donne cette sorte de cuvette en carton et vomito parti youhou (instant chic bonjour). Ensuite, on me branche de partout (appareil pour mesurer la tension et mon rythme cardiaque, monitoring pour vérifier les contractions et le rythme cardiaque de petite plume).

23h30 : L’anesthésiste fait son entré, il prépare son matériel, m’installe en m’expliquant comment me mettre et me dit surtout de ne pas bouger. Et là tac tac en 5 minutes c’était posé, je n’ai rien sentie et plus aucune douleur malgré, que le monitoring affichait des sacrer contractions. La péridurale c’est magique j’étais trop happy, l’homme revient et me trouve soulager et apaiser.

Jeudi 25 juin :

00h : La machine du monitoring se met en biper, la sage femme arrive regarder le tracer et là je vois qu’elle fait une drôle de tête, elle stoppe l’alarme, mais presque immédiatement sa reprend. « Alors, je vais vous expliquer, actuellement le rythme cardiaque de votre bébé est trop élevé contrairement à ce qu’il devrait être, je vais appeler le gynécologue de garde qui va passer vous voir pour bien vous expliquer ne vous inquiéter pas ».

00h30 : Un grand monsieur entre « Bonjour, Dr …. je suis le gynécologue de garde, j’ai été appeler pour une anomalie de rythme de votre bébé, je vais regarder cela et on fait le point ensemble ». Après de longues minutes à inspecter le tracé, moi je commençais à stresser quand même. « Votre bébé fait de la tachycardie son cœur bat trop vite pendant les contractions et ne redescend pas assez vite une fois la contraction finit, ce n’est pas grave quand cela dure sur une courte période. Le soucis qui se pose c’est que pour vous ça fait un petit moment que cela dur depuis que vous êtes en travail en fait. Je repasse dans une heure voir comment cela avance je préfère vous avertir de suite si cela n’avance pas assez vite on devra procéder à une césarienne. » La sage femme me perce la poche des eaux : « le liquide est bien clair c’est parfait ».

1h : Je me retrouve seule avec l’homme, je m’efforce de ne pas paniquer et garde mon calme. Il appuie sa tête sur le lit et me dit d’essayer de me reposer.

1h30 : L’alarme retentit de nouveau, le rythme de petite plume continue de monter, la sage femme retouche on paramètre de l’appareil pour éviter qu’elle sonne en continue. Elle m’examine « sa avance bien on est à 5 bon centimètre presque 6 ». Revoilà le gynécologue, la situation ne s’améliore pas, je vais procéder à un examen je vais « piquer sur le crâne de votre bébé pour lui prendre une goutte de sang et mesurer son ph, si le résultat est bon on vous laisse continuer c’est qu’elle supporte bien, dans le cas contraire on procède à la césarienne, ne vous inquiéter ce n’est pas douloureux pour le bébé ».

2h : Le résultat est bon on peu donc continué comme ça.

3h : L’homme revient, il était parti s’aérer et fumer à son retour la sage femme lui rapporte un café et des petits gâteaux (trop chouchouter le papa haha). De nouveau examen, « presque 8 centimètres ». Yeah on est en bonne voie, j’ai hâte !

3h30 : Le gynécologue revient procède au même examen que tout à l’heure pour le ph, le résultat est encore bon, mais il nous explique que ça serait bien que sa ne tarde pas trop parce que ça commence à faire un sacrer moment que son rythme est élever.

4h : Je sens que sa pousse en bas, j’appelle la sage femme. « On est quasiment a dilatation complète », comme je n’ai fait que 2 cours de préparation à l’accouchement elle m’explique comment pousser. « Aller vous allez essayer, vous poussez de toutes vos forces ». J’essaie de faire de mon mieux. « Super vous poussez hyper bien elle descend bien votre poulette, on va pouvoir s’installer ».

4h10 : Tout le monde est la (le gynécologue et son interne, l’anesthésiste et son interne, l’auxiliaire de puériculture, la sage femme) oui oui il y en avait du monde dit donc mais bon moi je m’en fichais royalement ce que je voulais c’était, avoir ma petite plume dans les bras.

4h15 : C’est parti, la sage femme m’indique quand il y a des contractions parce qu’avec la péridurale je ne les sens quasiment pas, l’homme me soutient la tête et m’encourage et moi je fais de mon mieux pour pousser. Au bout de 10 minutes je lance un « j’en peux plus, je ne vais pas y arriver » et la sage femme m’encourage « mais si vous y êtes presque, elle est juste la vôtre puce, donnez-moi votre main vous allez voir elle n’est vraiment pas loin. Vous sentez ? C’est sa tête » et moi toute émue « Oui je la sens elle est tout prêt » et à ce moment motivation a bloque j’ai poussée et « Ah ça fait trop mal ! ». La sage femme « c’est sa tête qui vous gène, ça fait mal, mais pousser la il n’y a que comme ça que vous serez soulagé ». J’ai poussée de toutes mes forces (je ne sais pas d’où elle venait cette force d’ailleurs parce que j’étais vraiment épuisée).

4h35 : Après 20 minutes de pousser, la voilà enfin. Ma petite plume pousse son premier cri, elle me la pose sur mon ventre, l’homme coupe le cordon. Je fonds en larme « elle est là ça y est, elle est belle » je regarde l’homme qui a lui aussi les larmes aux yeux.

Pendant que l’équipe médicale s’occupait du post accouchement (le placenta et les points de sutures, je vous évite les détails la dessus) l’homme est parti informer ma cousine de la naissance de notre petite plume (oui oui elle a tenue à rester à la maternité, elle à donc passer sa nuit sur les chaises de la salle d’attente).

Emma 3,500kg pour 50cm

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 ! PS: son prénom ne sera plus mentionner sur le blog je continuerais d’écrire « petite plume » comme depuis le début du blog, merci d’en tenir compte et de respecter mon choix !

4 comments

  1. Claude says:

    Bonjour littleparadis,
    Ah ! si vous saviez comme votre récit est émouvant !
    Vous n’allez peut-être pas me croire mais j’ai eu du mal à lire les deux derniers paragraphes.
    Je ne suis qu’un vieux grand-père de plus de soixante ans et pourtant mes yeux étaient tout embués et j’avais beau essuyer mes lunettes je voyais toujours aussi trouble.
    A la fin de ma lecture j’ai presque eu honte d’essuyer deux grosses larmes qui coulaient sur mes vielles joues.
    Surtout, surtout, gardez bien précieusement ce texte très émouvant que vous montrerez plus tard à votre petite Plume (elle a un prénom ravissant). Je suis persuadé qu’elle aussi quand elle le lira aura les larmes aux yeux.
    En tout cas entre 8h00 et 4h35, que le temps a dû sembler long. Mais la petite merveille vous fait, j’en suis sûr déjà oublier ces moments difficiles.
    Et puis je veux aussi, par solidarité masculine, avoir une pensée pour le papa, qui lui aussi a dû passer des moments difficiles même si ce ne sont pas les mêmes. Vous savez il en faut du courage pour supporter de voir souffrir sa chérie même si l’on fait ce qu’on peut pour la réconforter.
    Bon, mais maintenant vive la petite Plume, souhaitons lui plein de bonheur dans ce monde qu’elle découvrir entre vous deux.
    Merci pour ce beau récit, mais ce n’est pas bien de faire pleurer un vieux bonhomme comme moi.
    A bientôt,
    Claude

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